L’émergence exponentielle des technologies numériques et la généralisation de la mondialisation ont fait naître de nouvelles aspirations. Le porteur de projet digital, objet de convoitise d’un bon nombre de nouveaux bacheliers, a su tirer son épingle du jeu. Comment devenir un entrepreneur dans le domaine du Web ? Autant le dire tout de suite, passer par une formation est presque devenu un passage obligé. En effet, maintenir une société à flot nécessite des notions de gestion, de marketing et de ressources humaines. Tout ceci en s’adaptant aux outils multimédias sans cesse renouvelés. Cependant, si vous possédez certains soft skills, vous pourrez sortir des sentiers battus et prendre des chemins de traverse.

Un métier pluridisciplinaire

Entreprendre dans le domaine du Web englobe plusieurs secteurs d’activités. L’employeur est à la tête d’un personnel hétéroclite maîtrisant non seulement les nouvelles technologies, mais aussi le commerce 2.0. La masse salariale se compose en général d’une équipe :

  • technique (webmasters, développeurs d’applications mobiles, graphistes, spécialistes UX et UI design).
  • éditoriale (rédacteurs, audit SEO).
  • web-marketing (community managers, Webmarketers) et e-commerce.

Une formation technique et/ou commerciale peut donc s’avérer être un véritable atout.

Quelles études faut-il faire, pour devenir Web-entrepreneur ?

Une fois le baccalauréat en poche, le jeune diplômé peut opter pour une licence, un master ou un DEES en gestion des entreprises. S’il préfère un parcours plus court, il peut finaliser ses études en 2 ans avec un BTS ou un DUT. L’autre option choisie par 90 % des étudiants, est d’intégrer une grande école et devenir bachelor en :

  • management.
  • commerce.
  • gestion.
  • marketing ou comptabilité.

Des organismes sérieux se sont spécialisés dans la préparation aux concours. N’hésitez pas à vous renseigner pour mettre de maximum de chances de votre côté.
Des digital business schools avec une spécialisation entrepreneuriat commencent à voir le jour. Elles préparent le futur entrepreneur à acquérir et renforcer les notions indispensables à son futur poste. D’ailleurs, si vous avez déjà un projet d’entreprise, sachez que vous pouvez bénéficier du statut national d’étudiant-entrepreneur. Il vous permet de mener à bien votre plan et de bénéficier de certains avantages tout en poursuivant vos études.

15 % des dirigeants français n’ont aucun diplôme

À l’image de Steeve Jobs et Bill Gates, le Web-entrepreneuriat est avant tout une question de potentiel. Les formations ne vous seront d’aucune utilité si vous ne possédez pas les qualités inhérentes à tout entrepreneur. Il doit avoir de l’ambition et ne pas craindre la prise de risques. La faculté d’adaptation, l’organisation et la créativité sont ses maître-mots.
Si vous avez décidé d’opérer une reconversion sur le tard, il est tout à fait possible de devenir autodidacte. Internet est une mine d’informations. Il regorge de précieux conseils et de tutoriels pour vous accompagner à chaque étape. Néanmoins, ce choix a l’inconvénient d’être particulièrement chronophage et hasardeux. Si vous souhaitez gagner du temps, les MOOC (formations en ligne) représentent une alternative idéale. Les cours sont dispensés par des universités ou des organismes. Ils sont flexibles et vous permettent d’avancer à votre rythme.

Le cas particulier du freelance

Aujourd’hui, un grand nombre de salariés déçus se tournent vers le télétravail. Devenir auto-entrepreneur dans le domaine du Web est un secteur dynamique qui attire de plus en plus de monde. Même s’il est facilité par le portage salarial, le travail à distance a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus.

Alors, pour ne pas vous brûler les ailes avant d’avoir décollé, voici quelques conseils.

  • N’abandonnez pas votre emploi actuel sans un projet bien réfléchi en amont.
  • Prenez des cours entrepreneuriat, c’est INDISPENSABLE.
  • Faites une étude de marché minutieuse et réaliste.
  • Entourez-vous d’une communauté stimulante et d’un réseau professionnel efficace.
  • Renseignez-vous sur les différents régimes et statuts juridiques avant toute création d’entreprise.