Dans le contexte des nouveaux métiers émergents du monde numérique, on ne peut que considérer les différents Influencers, Youtubers et Instagrammers qui, dans le cadre du marketing et de la communication en ligne, semblent dominer la scène mondiale aujourd’hui.

Tout le monde en parle, les entreprises les recherchent, les agences de marketing et de publicité numérique les courtisent et ils sont même étudiés à l’Université. Il y a beaucoup de jeunes qui rêvent aujourd’hui de devenir une star des réseaux sociaux. L’effet d’émulation existe et risque de contaminer de plus en plus de personnes à la recherche de visibilité et de parcours professionnels alternatifs.

Si on ajoute un nombre croissant de professionnels aux différents Influencers, Youtubers et Instagrammers, jeunes et moins jeunes, qui confient leur travail, leur visibilité et leur activité à de grandes plateformes, telles que Facebook, Instagram et Youtube (ce dernier appartenant à Google), le tableau qui en ressort est assez clair : on vit dans un monde dominé par les réseaux sociaux !

Quels sont les risques professionnels et personnels auxquels les utilisateurs sont exposés ?

Avant de commencer, il est important  d’écarter le champ des possibles malentendus. Ici, l’idée n’est pas de contrer l’utilisation de ces plateformes, et encore moins de contrer le fait de profiter des opportunités qu’elles offrent, mais tout simplement de conscientiser les jeunes internautes des risques auxquels ils sont confrontés.

Être conscient signifie être capable de se détacher d’une dimension personnelle et de comprendre la réalité telle qu’elle est. La prise de conscience sert à comprendre la réalité, à ne pas être victime de stratagèmes.

Les réseaux sociaux sont censés être des outils de communication offerts par le web afin de favoriser l’échange entre ces milliards d’utilisateurs qui fournissent volontairement leurs informations personnelles à internet chaque jour.

Lorsque vous ouvrez un profil sur un réseau social, vous êtes obligé de cliquer sur une série de cases indiquant que vous avez lu et accepté unilatéralement les conditions proposées. Pourtant vous ne connaissez pas la politique de sécurité notamment relative à vos informations personnelles. Même si vous croyez avoir lu toutes les conditions sur les paramètres de confidentialité du site auquel vous vous êtes inscrit, sachez que vous ne saurez jamais comment vos informations seront utilisées.

Vous devez donc être conscient dès le départ que votre compte, votre page, votre groupe Facebook ou votre profil personnel ne vous appartiennent pas. Vous acceptez donc le risque que ces canaux de communication en ligne puissent utiliser vos données personnelles à leurs profits et vous retirer de la plateforme à tout moment, sans préavis et sans que personne ne soit tenu de vous fournir une quelconque explication.

À partir de ce moment, vous n’êtes tout simplement plus visible sur ces plateformes et pour les autres utilisateurs, vous n’existez plus !

Réseaux sociaux: gratuits et facilement accessibles

Facebook, Instagram et Youtube comptent actuellement des milliards d’utilisateurs dans le monde entier certes, mais il est important de souligner que tout a été conçu pour attirer plus d’utilisateurs. Ce sont des outils puissants, faciles et surtout, ils sont gratuits !

Et pourtant, chaque utilisateur en paie le prix fort, c’est-à-dire, avec ses données personnelles. Le problème est qu’ils ne sont pas capables de le quantifier parce qu’il est impossible de donner une valeur économique à ces données. Il faut savoir que ces données sont ensuite revendues au plus offrant.

Sa gratuité n’est qu’une grande illusion alors que pour les entreprises qui possèdent ces plateformes, il devient le plus grand modèle commercial qui ait jamais existé. Dans l’économie de l’atome, en fait, tout ce qui est donné gratuitement doit être compensé par le paiement d’autre chose. Vous devez également savoir que les informations collectées sur chaque utilisateur sont utilisées pour surveiller son comportement, ses achats, ses choix, et pour donner les bonnes informations aux partenaires commerciaux (et pas seulement) qui paient le prix fort pour ces informations. La chose la plus risquée que ces utilisateurs ignorent souvent est que la collecte de ces données personnelles va bien au-delà de ce que l’on pourrait imaginer.

Lorsque vous utilisez ces plateformes sociales, vous devez être conscient que leurs algorithmes sont conçus pour absorber complètement votre attention et créer un état de dépendance psychologique. Plus vous utilisez les médias sociaux de la manière dont ils sont conçus, plus le cerveau apprend à désirer de nouveaux stimulis.

L’attention humaine n’est pas une ressource rare et donc très précieuse, et les géants des réseaux sociaux le savent ! Leur activité – et non la vôtre – consiste à attirer votre attention et à vous maintenir le plus longtemps possible sur leurs plateformes. La raison est simple : capter votre attention le plus longtemps et le plus souvent possible est très rentable pour leur business!

Quiconque travaille ou a travaillé professionnellement sur le Web, sait très bien qu’à un moment donné, pour une raison ou une autre, vous vous retrouverez à dépenser beaucoup de temps et d’énergie pour assurer votre présence sur ces plateformes. Soudain, inconsciemment, vous commencez à raisonner avec leur logique et vous vous retrouvez projeté dans un monde qui semble vivre une vie à part. Souvent, tout le reste vous semble presque superflu, inutile.

Vous avez le sentiment que pour mener à bien votre activité et votre présence en ligne, vous n’avez besoin de rien d’autre que d’être actif, constamment présent et de passer le plus de temps possible sur vos canaux sociaux.

À travers ces canaux, vous pouvez publier du contenu, vous promouvoir, faire vos offres, vous pouvez voir, acheter, discuter avec vos clients, créer des événements en direct, ouvrir vos communautés, être contacté directement, insérer des Bots, profiter des programmes de publicité et même gagner de l’argent grâce au nombre de followers.

Les adolescents sont les plus vulnérables et les plus en danger

Le nombre d’utilisateurs ne cesse d’augmenter presque tous les jours. Au départ, l’inscription aux réseaux sociaux est  influencée par les proches ou les amis qui s’adonnent régulièrement à ces activités numériques offertes par les diverses plateformes. L’engouement des jeunes utilisateurs et des adolescents, pourtant incapables d’en mesurer les dangers, rend difficile la maîtrise et le contrôle de ces réseaux sociaux. Il convient de rappeler qu’il est presque impossible de contrôler ces plateformes et de les interdire d’utiliser les données personnelles fournies par les utilisateurs eux-mêmes. Dans ce cas, les adolescents sont des proies faciles aux harcèlements tout simplement parce que les adolescents ne sont pas capables de poser des limites sur leurs vies privées et leur intimité. Ainsi, ils sont vulnérables et peuvent facilement devenir des victimes d’injures, d’obscénités et du cyber harcèlement. Victimes de pirates informatiques, des photos ou des messages qui pourraient porter atteinte à la vie privée des utilisateurs, publiés sur  les médias sociaux, comme instagram snapchat, seront tout simplement incontrôlables. Si les erreurs sont virtuelles,  les problèmes qui en découlent, eux, pourtant sont bel-et-bien réels car ils marqueront à jamais la vie de ces utilisateurs, victimes de pirates informatiques.

Par ailleurs, outre la recrudescence du cyber harcèlement et de la cybercriminalité, la surexposition à l’écran  engendre un trouble de concentration au sein des jeunes utilisateurs surtout pour les moins de 18 ans. Pourtant, l’utilisation des réseaux sociaux demande un temps considérable, alors que ces jeunes doivent se consacrer à leurs devoirs. Cela risque de les distraire et d’impacter négativement sur leurs résultats scolaires. Sans parler du fait que les réseaux sociaux sont également un terrain idéal pour les psychopathes et les pédophiles pervers en quête d’adolescents, victimes potentiels des contacts indésirables et des harcèlements sexuels suite à la diffusion des photos pornographiques par ces prédateurs sexuels.

 Des milliers de messages injurieux, des montages photo, des menaces et des intimidations sur soi ou ses proches, le piratage de ses comptes personnels en ligne, de la diffamation ou l’usurpation de son identité…. même si sa définition varie, le cyberharcèlement est une réalité. Il reste pourtant un phénomène mal compris et dont la gravité est trop souvent sous-estimée. Bien des victimes se sentent impuissantes et n’osent pas témoigner.

Face au harcèlement en ligne, il n’existe pas de solution miracle. Selon son profil et le contexte du harcèlement subi, les réponses varient pour chaque individu ciblé par les harceleurs. Il existe néanmoins quelques réflexes utiles pour, d’une part, mieux se protéger, et, d’autre part, dénoncer ces actes lorsqu’ils se produisent.

Quelles sont les alternatives et les conseils pratiques ?

Pour échapper à une mauvaise expérience sur les réseaux sociaux, il est conseillé de faire très attention et de rester vigilant sur ce que l’on publie sur ces plateformes. Internet enregistre toutes les données.

Afin de ne pas devenir une des victimes du social média, assurez-vous de ne pas laisser des traces indésirables sur internet pour que cela ne soit pas utilisés à votre désavantage. Supprimez-vous même les données et les photos que vous ne voulez pas que Google enregistre, et pensez de temps en temps, à chercher les informations vous concernant sur différents moteurs de recherche afin d’être sûr qu’aucune photo ou aucun message ne soit associé à votre compte, ou vos données personnelles. Fermez tous vos comptes avant de quitter les lieux ou vous vous êtes connectés pour ne pas laisser l’accès libre aux pirates informatiques.

Pensez à ne pas fournir toutes les informations en ligne vous concernant. Les voleurs d’identités ne se font pas rares sur Facebook et sur d’autres plateformes. Même si certaines plateformes vous invitent à entrer votre nom et prénoms exacts, sachez d’abord que ce n’est pas une obligation. Utilisez des pseudonymes et changez-les assez souvent. Pensez également à faire autant pour votre mot de passe.

Votre réputation dépend également de ce que vous publiez sur internet ou par le biais du social média. Il est préférable de passer toutes vos communications et tous vos comptes en ligne en mode privé.